Je suis en vie

Demain on ne sait jamais
Si c'est encore loin ou bien trop près
On se dit qu'on aura tout le temps
Demain on s'attend à tout
Devenir quelqu'un ou devenir fou
Aujourd'hui c'est moi qui grandis
Ca me plait de plus en plus
Ca me blesse de moins en moins
Comme si l'amour avait fait le saut de l'ange

Je suis en vie
Ca n'a pas de prix
Ca n'est pas à vendre
Je suis en vie
Je respire et j'espère
Que tu seras tendre

Demain entrer dans la ronde
Sur la planète terre
Etre un homme du monde
Ca parait si proche tous ces cris
Demain il sera trop tard
Comment demander de l'aide
A chaque idée noire
Je le sais
Enfin aujourd'hui

Ca me plait de plus en plus
Et j'en laisse de moins en moins
Comme si mon âme avait saisi le mélange

Je suis en vie
Ca n'a pas de prix
Ca n'est pas à vendre
Je suis en vie
Je respire et j'espère
Que tu seras tendre
Je suis en vie
Ca n'a pas de prix
Ca n'est pas à vendre
Je suis en vie
Je respire et j'espère
Que tu seras tendre
Je suis en vie
Je suis en vie
Je suis en vie
Je respire et j'espère
Que tu seras tendre

# Posté le mardi 04 septembre 2007 10:13
Modifié le dimanche 02 mars 2008 03:57

Ecris l'histoire

Voudrais-tu me voir, m'oublier
M'approcher, me croire
M'inviter ou ne pas savoir
Quand viendra la fin?
C'est toi qui choisit de rester
Me laisser ici, en douter
C'est toi aussi
Qui sait et c'est bien
Que veux tu qu'je fasse?
M'éffacer ou m'avancer pour
Etre dans ta trace
Tout te dire ou bien me taire
Que veux tu que je fasse?

Ecris l'histoire, tout c'que tu voudras entre mes lignes
Ton territoire, étendu si loin sur le mien
Ecris l'histoire, dans ma mémoire
Mais n'écris jamais la fin

Dis moi, tu m'préfères
A genoux, parti ou par terre
A tes pieds pour avoir l'air
De n'pas être rien ?
Faut-il que j'arrête?
Un mot et j'n'en fais qu'à ta tête
J'disparais, change de planète
Sauf si tu m'retiens
Que veux-tu de moi?
J'attendrais que tu me le dises
Un amour ou pas?
Quelqu'un qui te demande à toi
Voudrais-tu de moi?

Ecris l'histoire, tout c'que tu voudras entre mes lignes
Ton territoire, étendu si loin sur le mien
Ecris l'histoire, dans ma mémoire
Mais n'écris jamais la fin
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# Posté le mardi 04 septembre 2007 10:24
Modifié le dimanche 02 mars 2008 03:58

A corps perdu

Puisque des filets nous retiennent
Puisque nos raisons nous enchaînent
Que rien ne brille sous nos remparts
Et puisqu'on n'atteint pas le ciel
A moins de s'y brûler les ailes
Et suivre les routes où l'on s'égare
Comme on dresse un étendard

Refrain:
A corps perdu, ivre et sans fard
Pour n'être plus le pantin d'un espoir
Et si la vie n'est qu'une cause perdue
Mon âme est libre d'y avoir enfin cru
A corps perdu

Puisque les destins sont les mêmes
Que tous les chemins nous ramènent
A l'aube d'un nouveau départ
On n'apprend rien de nos erreurs
A moins de s'y brûler le coeur
Je suivrai les routes où l'on s'égare
Comme on dresse un étendard

Refrain:
A corps perdu, ivre et sans fard
Pour n'être plus le pantin d'un espoir
Et si la vie n'est qu'une cause perdue
Mon âme est libre d'y avoir enfin cru
A corps perdu
A corps perdu

A corps perdu j'écrirai mon histoire
Je ne serai plus le pantin du hasard
Si toutes les vies sont des causes perdues
Les hommes meurent de n'avoir jamais cru
De n'avoir pas vécu ivres et sans fard
Soldats vaincus pour une guerre sans victoire
Et si ma vie n'est qu'une cause perdue
Je partirai libre d'y avoir au moins cru
A corps perdu
A corps perdu....
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# Posté le mercredi 05 septembre 2007 05:45
Modifié le dimanche 02 mars 2008 03:58

Le feu sur les planches

Il fait pas chaud dehors
Personne ne sourit vraiment
Est ce qu'on a froid dedans
Personne ne fait le moindre effort
Est ce qu'on a froid aux yeux
Pourtant partout y'a le feu
Moi j'entends les sirènes
Le vacarme et les cris
On se débarrasse de tout
Tout ce qui pour nous avait un prix
Et puis on plonge
Avec tout le feu qui nous ronge
Qui nous ronge

Refrain:
On se jette sur la scène
Le seul endroit qu'on aime
Il y a le feu sur les planches
On se jette dans le fleuve
Sous les lumières qui pleuvent
Il y a le feu sur les planches
Et ça nous crame
Des pieds jusqu'à l'âme
Des pieds jusqu'à l'âme

On réchauffe la planète
D'un gaz à effet de fête
On nourrit l'étincelle
Qui nous crépite entre les mains
On n'a plus peur de rien
On ne sait pas ce qui nous pousse
Ni ce qu'on cherche ni où on va
On allume des feux de brousse
Cent canadairs ne suffiraient pas
A calmer notre soif
Alors on plonge
Avec tout le feu qui nous ronge
Qui nous ronge

Refrain

Rassemble tout ce qui a de la valeur
Asperge-le d'essence
Plan d'évacuation d'urgence
Plan d'évacuation du coeur

On se jette sur la scène
Le seul endroit qu'on aime
Il y a le feu sur les planches
On fait parler la poudre
La foule prend comme la foudre
Il y a le feu sur les planches

Refrain
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# Posté le mercredi 05 septembre 2007 05:48
Modifié le dimanche 02 mars 2008 03:59

Je t'écris

Je t'écris des trottoirs de nos villes habillées en Noël, de quelques nuits d'hiver aux saveurs douces-amères
Je t'écris de ces soirs de lumières, des yeux émerveillés de cette petite fille au pied d'un grand sapin sur la cinquième avenue
Je t'écris d'un départ, d'une valise oubliée
Je t'écris d'un lac blanc où ce couple patine
Je t'écris d'un désert où l'épave d'un bateau se souvient de la mer, je t'écris d'une terre où des maisons s'écroulent
Je t'écris de Venise, où les amants s'éveillent au son de vieux clochers
Il y neigera peut être encore cette année
Je t'écris de la mer, au large de Gibraltar le regard vers Tanger
Je t'écris de l'Afrique où l'on meurt par milliers
Des quatres coins de la terre, je t'écris des tranchées de guerres abandonnées
Je t'écris d'un baiser, de ce banc de Paris où deux amants s'enlacent dans leur éternité et que rien ni personne ne pourrait déranger
Je t'écris d'un café, de l'aile d'un avion où nos mémoires s'enlacent dans ton éternité et que rien ni personne ne pourrait m'enlever
Je t'écris de ces ciels de quart monde où les corps si légers d'enfants trop peu nourris s'élèvent sans faire de bruit
Je t'écris de la rue où l'on chante et l'on danse
Je t'écris du plumier d'un vieillard solitaire à la chambre oubliée
Je t'écris de ces hommes de paix qui n'ont pas renoncés
Je t'écris de la Seine, la tour Eiffel y brille dans des reflets passés
Je t'écris du souvenir d'un baiser par milliers
Des quatres coins de la terre, je ferai le tour du monde , d'un jour très ordinaire
Je t'écris de ce rêve de t'avoir tant aimé
Je t'écris ébloui par tant d'humanité
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# Posté le mercredi 05 septembre 2007 05:50
Modifié le dimanche 02 mars 2008 04:01